Bienvenue sur le site officiel de la commune de Barbaste

Historique

On trouve le nom de Barbaste dès 1259 sous la graphie  "Barbasta"( encore aujourd'hui en occitan ),  ainsi nommée, pense-t-on, en souvenir de la ville de Barbastro (en Aragon, en Espagne) conquise en 1060 par les chrétiens sur les Sarrazins.

Le village comporte quatre parties : le Bourg et les hameaux au nombre de trois :

- Le Béas : appelé aussi Subas,  Aubéas, se trouvait sur le passage du « Grand Chemin » ou Ténarèze, voie commerciale, religieuse, ou de transhumance reliant les Pyrénées à la Garonne. Il faut noter son église du XIIème ,dédiée à Sainte Quitterie. Le clocher-mur est sûrement plus récent (XIIIème).

    Aubas ,Aubéas ,portait dans les anciens textes le nom de SAINTE QUITTERIE de RIVES(Archives départementales du Lot)et-Garonne)

- Cauderoue : pour partie sur la commune de Nérac, baigné par la Gélise il a perdu son église mais a conservé son château et son moulin (côté Nérac).

- Lausseignan : longtemps dénommé Lassignan, il a porté le titre de ville presque jusqu'à la Révolution. C'était à la fois la paroisse et  la juridiction de Barbaste avec son église mi-gothique, son hôpital, créé par le seigneur du « Pusocq », Jean de Perès, pour recueillir les « malades mendiants et nécessiteux».

En 1791, BARBASTE, avec ses « 600 âmes », mieux situé que Lausseignan, prend le titre de commune qui achète le couvent (où vivaient deux religieux) et son église devenue, au fil des années, théâtre municipal. L'église actuelle date du XIXè siècle.

Le Moulin des 4 tours

L'histoire de Barbaste  fut longtemps associée à celle de cet édifice.

 Pourtant c'est sur le territoire de Nérac, sur la rive néracaise de la Gélise, au carrefour de trois communes, Barbaste-Lavardac-Nérac, qu'il a été construit dans la deuxième moitié du XIIème siècle.

Son histoire est riche en anecdotes, événements guerriers ou économiques. Forteresse redoutable en 1308, lors de son achat par la famille d'Albret, il commande le passage du pont roman. Les tours subissent plusieurs fois des assauts meutriers : sous Louis XIII en 1621, pendant la Fronde en 1633.

Depuis 1571, la famille de Faulong a son destin attaché au Moulin : Carbon de Faulong dit « Chicquoy » vient d'être nommé par le roi Henri de Navarre, commandant des Tours, intendant des chasses. Son fils  héberge plusieurs fois son illustre maître qu'on appelle familièrement « lou moulié de Barbaste » ( le meunier de Barbaste) mais aussi le « Grand Nez ». Marguerite, l'épouse du roi, pendant l'été 1580 donne 9 sous à un valet «  pour avoir tiré de l'eau sous le Moulin pour faire ses bains par trois fois durant l'été ».

Le Pont Roman

Construit sans doute une centaine d'années avant le Moulin, tout près de la rue du Gué et de la rue de l'abreuvoir (lointaine Ténarèze). Rajeuni, consolidé après la crue de 1952, il forme avec les quatre tours un ensemble architectural remarquable fort apprécié par les peintres et les touristes.

Il faut l'imaginer, à l'origine, flanqué de 2 ponts-levis de 6 mètres de long, en bois. Un certain Pierre de Chatillon dit « Cézan » en a réparé « 3 plattes pour 45 sous » en 1606.

Vers 1855 Napoléon III fit construire le pont qui mène à Lavardac.

Du 18ème siècle à nos jours

Dès la fin du 17ème siècle, l'importance de Barbaste croît avec l'activité de ses moulins. Pendant 200 ans la minoterie sera prospère. Les minots, fleur de farine de froment sont embarqués au Pont de Bordes sur la Baïse et gagnent Bordeaux puis les « Isles » de l'Amérique Centrale, en particulier Saint Domingue. En 1861, Barbaste compte 1875 habitants. En 1882 il y en a 2019. L'artisanat du liège et du bois s'ajoutent à l'activité des moulins dont le plus florissant est celui des 4 tours qui, lui, tourne en toutes saisons. En 1848 Antonin Bransoulié l'achète, le modernise, construit la passerelle qui le relie au Moulin du Bidaouchoun sur l'autre rive et plusieurs bâtiments annexes. En 1864, Bransoulié vend le moulin des 4 tours. La minoterie s'essouffle. En 1906, un incendie détruit la passerelle. En 1919, le moulin est vendu à Lasserens (usine de liège située à quelques 300m de l'édifice, sur la Commune de Lavardac). En 1937, un broyeur de liège met le feu au corps central du moulin et à trois tours qui perdent leur toiture. Depuis cette époque il a été racheté par  plusieurs personnes dont l'une a voulu y produire de l'électricité. 

A la fin des années 80 il a été acheté par un syndicat de Communes (Barbaste, Lavardac et Nérac). Le Syndicat, avec l'aide de la Région, du Département, de l'Etat, sous la houlette de l'architecte des bâtiments de France a mis en œuvre sa restauration.

Actuellement, le moulin, presque totalement restauré, appartient à la Communauté de Communes du Val d'Albret (CCVA) qui y a fixé son siège. 

Certaines parties sont ouvertes au public durant l'été. Un guide mis à disposition par le Comité du tourisme le fait visiter en racontant son histoire. Cependant, les touristes ne peuvent pas encore accéder au sommet de la plus haute tour. Ce sera pour bientôt.

Barbaste Républicain

L'histoire « du bon roi Henri » ne doit pas nous faire oublier celle de notre « menu peuple » que 1848 a  rendu en majorité républicain. Le lendemain du coup d 'état du 2 décembre 1851, l'agitation gagne toute la campagne de l'Albret. Dans la nuit du 3 au 4 près de deux mille personnes se rassemblent au pied de moulin pour s'opposer à  Louis Napoléon Bonaparte. 

Modestes bûcherons, résiniers, artisans... gagnent Agen par Nérac pour se disperser au matin. Certains payèrent de plus de 20 années «d'épreuves parfois féroces » cette  insurrection républicaine manquée. Notons qu'Armand Fallières, futur président de la république, enfant du pays, vint en aide à ces malheureux. 

Aujourd'hui, Barbaste compte 1505 habitants. Si l'activité du liège s'est peu à peu éteinte, le village possède de nombreux équipements en matière touristique.

Source: Madame Germaine Binard 47-Barbaste